La sonification est une discipline documentée
Hermann, Hunt et Neuhoff réunissent les méthodes, la théorie et les applications de la représentation de données par le son.
Consulter la publication →Le dossier scientifique
Le principe de l'échelle, le cadre scientifique, la méthode, les publications, et ce que l'application ne prétend pas faire. Tout ce qu'il faut pour juger par vous-même.
Le principe
Une note sur 100 range les aliments. Elle ne vous dit rien de plus qu'un classement. Une fréquence, elle, s'entend : deux produits séparés d'une octave ne se ressemblent pas à l'oreille, et cet écart, personne n'a besoin de l'expliquer.
L'indice de qualité, de 0 à 1, est placé sur trois octaves exactement, par la relation f = 128 × 23q. La hauteur perçue étant logarithmique, un même écart d'indice donne le même intervalle partout sur l'échelle : chaque tiers de l'indice vaut une octave.
La fondamentale porte l'indice. Les consonances (quinte, tierce, octave) portent ce qui élève : fibres, végétaux, matrice intacte. Les dissonances (triton, battements, rugosité dans le grave) portent ce qui abaisse. Un fruit sonne clair et stable. Un soda sonne grave et bat. C'est une convention de sonification, appuyée sur la perception de la rugosité (Plomp et Levelt, 1965) : elle ne décrit aucun phénomène dans l'aliment.
Aucun chiffre n'est posé sans sa raison. Chaque point gagné ou perdu s'affiche avec la ligne de données qui l'a produit : la teneur en sel, le groupe de transformation, l'additif nommé. Vous pouvez remonter le calcul jusqu'à la fiche d'origine.
Fréquences calculées par le moteur de l'application sur les fiches réelles de ces quatre produits.
Le cadre scientifique
NutriSound repose sur une idée simple : une analyse nutritionnelle peut se traduire en son, comme n'importe quelle donnée. Voici ce qui la soutient, et l'endroit exact où s'arrête ce qui est établi.
La sonification consiste à représenter des données par du son, selon une règle explicite et reproductible. Elle a ses manuels de référence, sa communauté de recherche et des usages quotidiens.
L'oxymètre de pouls en est l'exemple parfait : au bloc opératoire, le bip descend quand la saturation en oxygène baisse. Personne n'y entend la vibration de l'oxygène. On y entend une mesure, traduite pour l'oreille.
NutriSound applique ce principe à l'étiquette d'un aliment. La fréquence n'y est pas une propriété physique du produit : c'est la traduction de son indice, avec une règle publique.
Oxymètre de pouls
Donnée : la saturation en oxygène.
Son : la hauteur du bip.
Compteur Geiger
Donnée : le
rayonnement détecté. Son : le rythme des clics.
NutriSound
Donnée : l'indice de
qualité nutritionnelle. Son : la hauteur de la fondamentale, de 128 à 1024 Hz.
Ce n'est pas une image. Les atomes vibrent au sein des molécules, à des fréquences fixées par leur structure, et la spectroscopie les mesure au point d'identifier une molécule à son spectre. Les modes de vibration des acides aminés ont été caractérisés en laboratoire.
Ces fréquences sont bien trop élevées pour l'oreille, mais on peut les transposer. En 2019, une équipe de recherche a ramené celles des 20 acides aminés dans l'audible (ACS Nano), pour étudier et concevoir des protéines. Et une transposition par octaves conserve les rapports : un Do reste un Do, qu'il soit grave ou aigu.
C'est l'inspiration du projet, pas son calcul. NutriSound ne relève aucun spectre sur les produits, et la fréquence qu'il affiche ne dérive pas de ces mesures.
C'est ce qui pèse le plus dans le calcul, avec la composition. La classification NOVA range les aliments selon leur degré de transformation industrielle.
Une vaste synthèse publiée dans le BMJ en 2024, portant sur près de 10 millions de participants, trouve une association directe entre l'exposition aux aliments ultra-transformés et 32 des 45 paramètres de santé examinés.
Ces travaux sont surtout observationnels : ils établissent des associations, de force inégale, et ne prouvent pas à eux seuls la causalité. NutriSound s'en sert comme repère de prudence, pas comme un pronostic.
32 sur 45
paramètres de santé associés à l'exposition aux aliments ultra-transformés.
L'étude PREDICT 1, publiée dans Nature Medicine en 2020 et menée auprès de 1 002 participants, a mesuré d'importantes variations individuelles des réponses glycémiques, insuliniques et lipidiques après des repas identiques.
D'où la seconde lecture de NutriSound : les sensibilités que vous déclarez orientent ce que l'écran met en avant. Elle attire l'attention sur des marqueurs connus. Elle ne prédit pas votre réponse individuelle, ce qui demanderait des mesures biologiques.
La méthode
Deux étapes distinctes. La première produit le résultat. La seconde le rend audible, sans rien y ajouter.
Appuyée sur les repères établis en nutrition, biochimie et toxicologie.
Le même résultat, présenté à l'oreille.
Facultatif, il provient de Face Analysis, un outil NeuroSound, et d'une grille de lecture traditionnelle qui relie émotions et organes. Il n'a pas de validation scientifique et n'est pas présenté comme tel. Il ne modifie ni la fréquence de l'aliment, ni son verdict : il ajoute une lecture, que vous pouvez ignorer.
La science
Chaque référence soutient un point précis de la méthode, et rien de plus. Aucune ne porte sur NutriSound lui-même.
Hermann, Hunt et Neuhoff réunissent les méthodes, la théorie et les applications de la représentation de données par le son.
Consulter la publication →Plomp et Levelt relient la dissonance perçue à l'écart entre les fréquences. Ce travail fonde la convention sonore de NutriSound : la consonance et la dissonance y servent de code, sans plus.
Consulter la publication →Derbel et collaborateurs ont étudié les vibrations moléculaires de la glycine et de la leucine en milieu aqueux. En combinant spectroscopie Raman, infrarouge et modélisation quantique, ils ont caractérisé plusieurs modes vibratoires et leur relation avec l'environnement moléculaire.
Consulter la publication →Yang et collaborateurs décrivent comment la spectroscopie infrarouge permet d'étudier la structure secondaire des protéines. La bande amide I, entre 1 600 et 1 700 cm⁻¹ environ, renseigne sur les hélices alpha et les feuillets bêta.
Consulter la publication →Yu, Qin, Martin-Martinez et Buehler transposent les fréquences de vibration des 20 acides aminés en sons audibles, pour représenter des protéines et en concevoir de nouvelles. Ce travail porte sur les protéines, pas sur la nutrition.
Consulter la publication →Lane et collaborateurs réunissent 45 analyses poolées et près de 10 millions de participants, avec la classification NOVA. Les associations sont directes pour 32 paramètres, avec des niveaux de preuve variables.
Consulter la publication →L'étude PREDICT 1, de Berry et collaborateurs, analyse les réponses métaboliques de 1 002 personnes à différents repas. Les écarts entre individus sont importants, notamment pour le glucose, l'insuline et les triglycérides. C'est l'un des fondements de la nutrition personnalisée.
Consulter la publication →Cette distinction est au cœur de l'application, pas en petits caractères au bas d'une page. Elle est ce qui rend chaque chiffre vérifiable.
Indépendance
C'est la première question à poser à une application qui note des aliments : qui la finance ? La réponse ici tient en une ligne. Vous, et personne d'autre.
Aucun produit ne peut donc gagner un hertz autrement qu'en changeant sa composition. C'est tout l'intérêt d'une analyse qui ne doit rien à personne.
Les sources
Aucune base privée, aucune boîte noire. Chaque information affichée vient d'une source que vous pouvez aller consulter vous-même.
Confidentialité
Ce n'est pas une promesse de politique de confidentialité, c'est une conséquence de l'architecture. Tout le travail se fait dans votre navigateur : l'appel à la base produits, le calcul, la synthèse sonore, la mémoire de votre profil. Le serveur ne voit passer ni vos pathologies, ni votre sensibilités déclarées, ni la liste de ce que vous scannez.
NutriSound
Sept jours, sans carte bancaire, sur les produits que vous achetez vraiment. Puis 12 € une seule fois si vous la gardez.